Étude du marché de la géomatique

  1. Les données sur le marché de la géomatique

  2.     La géomatique est un anglicisme assez barbare issu de la fusion entre géographie et informatique. Elle correspond à un ensemble de méthodes et de techniques particulières liées au traitement des informations géographiques, c’est-à-dire de tout élément tangible (une ville par exemple) ou virtuel (un flux de population par exemple) qui se déploie sur l’interface terrestre. L’idée de base de la géomatique est de rattacher à ces objets se présentant sous la forme d’un « dessin » à des attributs, c’est-à-dire des données, formant ainsi ce que l’on appelle un système d’information géographique. Pour en avoir une image simple, il s’agit d’une sorte de tableur dans lequel une ligne est représentée par un élément localisé (un dessin) et où chaque colonne correspond à un attribut, défini par un protocole précis (P.I.B., nombre d’habitant, chiffre d’affaires, etc.).

        Le marché de la géomatique a pris son envol dans les années 2000 avec l’apparition progressif des systèmes de géolocalisation et la mise à disposition grand public des données satellitales via des plateformes comme GoogleEarth®, GoogleMaps®, Mappy®, Michelin®, ou encore les systèmes routiers G.P.S. Rien qu’avec ces exemples, il est facile de comprendre que le marché de la géomatique est très vaste et ses contours sont flous. Alliant cartographie, bases de données relationnelles et technologies de pointe, il est difficile de trouver des études ou autres éléments menant à un panorama complet de ce qu’il peut représenter réellement. Ainsi, la source principale pour rédiger cette étude reste celle de l’Association française pour l’information géographique (AFIGéo), unique organisme recensant les entreprises de géomatique en France.

        Néanmoins, cette connaissance du marché passe par un recensement déclaratif. Les entreprises de géomatique s’inscrivent par elle-mêmes sur le site (afigeo.asso.fr), et sont par la suite diffusées également sur les sites GeoRezo.net et DécryptaGéo.fr. Ainsi, il est difficile de savoir directement si l’échantillon est représentatif ou pas.

        Le site propose une définition du marché de la géomatique en douze secteurs d’activité :

    • Conseil : assistance à maîtrise d’ouvrage (A.M.O.), gestion de projets, études amont ;

    • Développement, vente, hébergement de services en ligne ;

    • Édition de données ou de cartes ;

    • Édition ou vente de logiciels ;

    • Études sur des problématiques territoriales utilisant la géomatique ;

    • Fabrication ou vente d’équipement (tachéomètres, tablettes, G.P.S., etc.) ;

    • Formation, recherche et développement ;

    • Groupement professionnel, média, presse ;

    • Ingénierie de la donnée : numérisation, intégration, mise en forme, vente ;

    • Relevés de terrain, topographie, géomètres ;

    • Services : développements à façon ou d’applications ;

    • Travaux de photo-interprétation ou télédétection.

        Par ailleurs, le site propose des spécialités courantes dans les secteurs d’activité concernés répondant à un besoin de gestion :

    • en agriculture et en environnement ;

    • en aménagement du territoire et urbanisme ;

    • pour les collectivités publiques ;

    • pour la défense, la sécurité civile et publique ;

    • pour le développement territorial (économie, tourisme, loisirs, cultures) ;

    • en géomarketing (banques, assurances, commerces, communication) ;

    • des infrastructures et des réseaux ;

    • de patrimoine foncier bâti ou non bâti ;

    • en recherche et production d’énergie ;

    • en santé et en sciences sociales ;

    • des transports (gestion d’une flotte, aide à la mobilité, informations des voyageurs).

        La liste des spécialités proposée par le site de l’AFIGéo me semble loin d’être exhaustive, puisque tout élément de notre quotidien ou du quotidien d’un métier, d’une filière ou d’un réseau peut être cartographiable. Ainsi, plusieurs entreprises n’hésitent pas à proposer une thématique d’étude correspondant à un objet ou un processus localisé sur l’espace terrestre.

        Il faut également noter que le choix des secteurs d’activité et des spécialités est limitée à quatre maximum. Dit autrement, le site ne fait que recenser les activités principales que les dirigeants ou leurs représentants salariés ont enregistré à un moment t, et n’ont peut-être pas modifié depuis. L’étude a par conséquent nécessité un complément d’information sur ce domaine. Toute entreprise ayant un site Internet a pu voir ses activités et ses spécialités modifiées par une simple consultation. Désormais, il n’existe plus de limitation aux activités et spécialités principales : la totalité des services proposées par les entreprises est enregistrée dans la base de données. Par ailleurs, l’AFIGéo ne permet pas aux entreprises de renseigner des informations administratives utiles à une étude de marché telles que leur forme juridique, leur date de création, leur date de radiation (quelques entreprises ont fermé sans que leur nom soit supprimé de la liste proposée), etc. Les sites Infogreffe.fr et societe.com ont été consultés afin d’enrichir la base de données initiale.

        Pour finir, l’inscription au registre de ce site est un gage de sérieux. Nombreux sont les bureaux d’études proposant des services autour des systèmes d’information géographique, sans pour autant avoir un véritable personnel spécialisé dans le domaine. Cela étant, ces dernières constituent une sorte de concurrence déloyale, dans le sens où elles proposent toujours de réaliser la cartographie et le système d’information géographique dans le pack d’ingénierie au sein duquel elles excellent. D’un point de vue d’un professionnel de la géomatique, la plupart de leurs réalisations est de très mauvaise qualité. Néanmoins, le client n’est généralement pas en mesure de le percevoir, faute d’être lui-même un spécialiste ou d’avoir l’avis un spécialiste des systèmes d’information géographique. Ainsi, l’inscription sur la base de données de l’AFIGéo permet en première approche d’être sérieux, puisque tout professionnel se doit de connaître cette instance clé dans le secteur de la géomatique.

        L’étude porte sur 461 entreprises recensées sur le territoire français dans le domaine de la géomatique.

    1. Le marché national

    2.     Le marché de l’emploi a été étudié par l’AFIGéo en 2013 à travers une enquête intitulée « Que deviennent les géomaticiens ? » (2003-2013). Néanmoins, le marché concurrentiel des entreprises en lui-même n’a pas été étudié.

    3. Les marchés régionaux

    4.     

    5. Les marchés départementaux

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  3. Éléments de marketing

  4.